vendredi 19 septembre 2014

Globe Export : une société victime d’usurpation d’identité pour une arnaque

castel globe export

Globe Export, un exemple révélateur


Si le web est aujourd’hui devenu une nouvelle opportunité de croissance et de développement pour les entreprises, tous secteurs confondus, il reste également un univers où se côtoie escrocs et honnêtes gens. Et où les risques peuvent être nombreux pour les moins vigilants.

En témoigne cette récente affaire : Globe Export, une société bretonne spécialisée dans la fabrication et le négoce de produits conçus à partir d’algues de mer, a vu son nom utilisé dans une fausse offre d’emploi. Les arnaqueurs, en passant par le biais d’un site d’annonce connu, demandaient à leurs « victimes » des informations sensibles : copie de carte d’identité ou de passeport, ainsi que justificatif de domicile. Ce qui leur permettait ensuite d’ouvrir des comptes bancaires en France, en usurpant l’identité de leur victime, pour mieux effectuer des arnaques ou utiliser de faux chéquiers. La manœuvre est bien pensée, car dans la plupart de cas, les criminels restent ainsi invisibles et intouchables.

Or, les sites d’annonces ne vérifient que rarement la publication de ce type d’annonces, à moins d’un signalement. Et sur le web, les entreprises n’arrivent pas toujours à surveiller leur image et le détournement qui peut en être fait.

Un constat particulier qui s’inscrit dans un cadre plus large et qui n’est pas nouveau : le développement d’Internet et son intégration à l’économie de marché ont entraînés l’apparition de nouveaux risques, typiques de nos sociétés numériques modernes. 

Castel souligne les risques croissants dans nos sociétés contemporaines


Aujourd’hui, l’usurpation d’identité fait donc partie des risques auxquels notre société moderne et ses acteurs économiques doivent faire face. Mais ce constat s’inscrit dans une tendance plus globale : le capitalisme du XXIe siècle a favorisé la naissance de nouveaux risques, nombreux et parfois mal contrôlés.  

Robert Castel, un sociologue français spécialiste du travail et des relations sociales, avait mis en évidence cette montée croissante des incertitudes et des risques dans les sociétés contemporaines, comme une conséquence logique du passage à un "nouveau régime du capitalisme". Le développement et la croissance rapide d’Internet s’inscrivent dans cette évolution de l’économie de marché, qui, si elle a ouvert de nouveaux horizons, a également fait augmenter la prise de risques. Internet est en effet d’abord basé sur le partage et l’échange, avant d’être un outil totalement sécurisé.

Il n’est donc pas étonnant que les entreprises soient désormais confrontées à des « nouveaux risques » inhérents au développement d’un « capitalisme numérique ». Les constatations générales de Robert Castel s’appliquent évidemment au cas de Globe Export, qui n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.


À terme, l’enjeu est de savoir si l’économie numérique arrivera à concilier une croissance continue et la même liberté d’usage, tout en assurant une plus grande sécurité à ses utilisateurs (au premier rang desquels on trouve les entreprises).

mercredi 6 août 2014

Une appli pour réduire la corruption des politiques américains

Dans un pays où les votes se jouent davantage sur la communication que sur le programme ; dans un pays où financer une campagne signifie rassembler des sommes astronomiques auprès d’acteurs privés (particuliers ou entreprises) ; dans un pays où il est globalement toléré, accepté voire revendiqué que financer une campagne électorale est une forme d’investissement qui se traduira par dans des contreparties futures de la part des politiques ; bref dans un pays comme les Etats-Unis, personne ne se fait d’illusion sur le fort impact politique qu’a le système de financement des campagnes électorales.

Mais ce n’est pas parce que personne n’est dupe que tout le monde accepte ce système. Du haut de ses seize ans, un teenager américain a développé une appli qui risque de donner du fil à retordre à ce système électoral pernicieux.


Un système électoral particulièrement vicieux


Vous avez des convictions, un programme, une base de militants, vous voulez monter votre parti ? Oubliez tout de suite les Etats-Unis. Le « Leader of the Free World », comme il adore s’autoproclamer, est tout sauf une terre d’accueil pour l’innovation politique. Pour cause : un système électoral extrêmement terre à terre, un peu bête et méchant, et qui a accouché de la folle proéminence des lobbies dans la politique américaine comme de son bipartisme stérile. Le voilà résumé dans ses grandes lignes :

La communication, la campagne c’est tout ce qui compte – le programme c’est accessoire si l’on veut gagner. La campagne, c’est avant tout des sous pour la financer. Les sous, on les trouve chez les acteurs privés qui de manière très peu règlementée peuvent nous financer. Les acteurs privés, s’ils nous financent c’est qu’ils y trouvent leur intérêt. Leur intérêt, c’est les contreparties futures qu’on leur donnera si l’on est élu. Nous, politiques, sommes éthiques, mais aussi pragmatiques : nous avons de belles idées, mais si nous voulons les voir s’accomplir, nous devons jouer le jeu du système actuel – allez, tant pis, « la fin justifie les moyens », mettons notre morale de côté le temps des élections, de toute façon les autres font pareil, il sera toujours temps de la retrouver quand on aura gagné.

Dès lors, si vous êtes un politique américain, il y a de fortes chances que, par pragmatisme, une partie de vos décisions soient motivées par ces fameuses contreparties de campagne. Seulement, depuis Greenhouse, il vous sera bien plus compliqué de mener ces actions à l’insu de tous.

Greenhouse, modeste mais efficace


Greenhouse qu’est-ce que c’est ? Une application téléchargeable sur votre ordinateur qui vous permet de deviner certains motifs peu louables derrière les décisions politiques. A la lecture de n’importe quel article web, il vous suffit de passer votre curseur sur le nom d’un dirigeant politique pour voir s’afficher un petit tableau résumant le financement de sa campagne. Difficile de dissimuler les raisons non-avouées de son soutien à un projet d’oléoduc lorsque d’un si simple mouvement tout internaute peut constater que votre principale source de financement est la manne que vous confèrent les compagnies pétrolières.

Un outil simple et sans prétention développé par Nick Rubin, un jeune homme de 16 ans habitant Seattle, passionné de politique et de codage. Mais la sobriété de l’appli ne l’empêche pas d’avoir un fort potentiel d’impact. En rendant le citoyen moins dupe au jeu des politiciens et en incitant le politicien à plus de prudence dans l’octroi de contreparties électorales, il rend tout simplement moins rentable « l’investissement » des acteurs dans les campagnes politiques. Cette nouvelle transparence, au doux parfum de 2.0, est finalement un moyen simple de freiner – ou du moins ralentir – la fuite en avant dans la course au financement dans laquelle s’est engagée la politique américaine.

Et en France, alors ?


L’application a aussi le bon goût de rappeler aux Français que nous ne devons pas trop nous féliciter de notre système électoral qui, s’il est dans l’ensemble plus vertueux que son équivalent américain, est tout simplement incompatible avec Greenhouse. Et pour cause : le financement des campagnes est beaucoup plus opaque qu’aux Etats-Unis, où ces informations sont publiques. Bref, Greenhouse remet sur la table le débat des conflits d’intérêts politiques, et c’est tant mieux !


On souhaite beaucoup de réussite à cette initiative porteuse de l’exigence de transparence de la démocratie 2.0 !

vendredi 25 juillet 2014

De la manipulation médiatique : le cas de Gaza


S’informer c’est bien, mais à condition de varier ses sources d’informations… Plus que jamais lorsque les sujets d’actualité sont susceptibles de diviser l’opinion comme c’est le cas pour l’actuelle crise de Gaza.

Un excellent montage vidéo du Huffington Post nous rappelle cette règle qu’il est impératif de suivre pour peu que l’on ne veuille pas se faire duper par les écarts de certains médias politisés, parfois trop prompts à essayer de faire passer un message sous couvert d’une prétendue objectivité. Car ce qui choque dans cette vidéo, c’est bien le ton résolument objectif qu’emploient les deux chaînes de télévision – l’algérienne Canal Algérie et l’israélienne i24News – pour relater les mêmes faits en adoptant des points de vue parfaitement opposés et complètement subjectifs.

 Exemple parfait d’un phénomène malheureusement trop fréquent, la couverture médiatique parfois biaisée des évènements de Gaza nous rappelle l’écueil dans lequel nous sommes tous susceptibles de tomber : accorder une confiance trop forte dans une source d’information, au point de négliger de s’informer ailleurs.

mardi 3 septembre 2013

Vestiaire Collective obtient la confiance de Condé Nast

vestiaire collective
Vestiaire Collective, le leader du social shopping en France, plait. Condé Nast vient en effet d'investir pas moins de 20 millions d'euros dans le site de dépôt vente de luxe.

Si le concept de social shopping n'était pas encore connu il-y-a deux ans, cet investissement du groupe de presse international montre le potentiel de ce récent business. Vestiaire Collective a en effet de quoi attirer :
  • 1,5 millions de membres dans près de 250 pays,
  • un catalogue renouvelé quotidiennement,
  • une communauté très active et une éditorialisation en phase avec les tendances.
Le modèle de monétisation de Vestiaire Collective est simple et efficace : en tant qu'intermédiaire, le site se réserve une commission sur chaque vente.  La commission est de 15€ minimum puis proportionnelle au prix de l'article. Ce système a l'air payant puisque la qualité, la rareté des articles vendus sur Vestiaire Collective profite à leurs nombreux inscrits.
vestiaire collective lutte contre la contrefaçon

"Notre but, c'est que l'acheteur ait l'impression d'acheter un produit neuf alors que c'est de l'occasion" précise Fanny Moizant, co-fondatrice du site. Vestiaire Collective se targue en effet de proposer un service irréprochable tant au niveau de l'expérience achat que sur la qualité des articles. Le site a fait de la lutte anti-contrefaçon son cheval de bataille en proposant un contrôle qualité par une équipe d'experts.

Création en 2008, puis 10 millions d'euros de chiffre d'affaire en 2011 et finalement levée de 20 millions de d'euros en 2013 ; sans être un acteur principal du marché du luxe, Vestiaire Collective sait se faire remarquer. Son ambition reste cohérente puisque le site souhaite "devenir leader sur le marché européen". On a hâte de voir ce que nous réserve cet investissement majeur pour le futur.

jeudi 14 mars 2013

La chute du juge Courroye

En voilà un qui est retombé aussi vite qu'il est monté. Philippe Courroye, né le 10 janvier 1949 à Lyon, a été premier juge d'instruction au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, avant de devenir en 2007 procureur de la République. Courroye a mené l'enquête sur un grand nombre d'affaires: le financement illégal du RPR, l'affaire pétrole contre nourriture, Pierre Falcone et l'Angolagate... Et pourtant, sur chacune de ces enquêtes, le retour de bâton s'abat sur le juge et non sur les inculpés: La liste est juste interminable. Trop proche du pouvoir, et surtout trop cowboy solitaire dont les intérêts sont souvent trop saillants, le juge Courroye est aujourd'hui au placard, mais pour combien de temps encore?

lundi 17 septembre 2012

Le livre sur Ayrault

Livre Jean-Marc Ayrault, l'inconnu de l'Elysée

Qui est donc Jean-Marc Ayrault? Pas vraiment adepte du m’as-tu vu ou de la peoplisation de la politique française, le nouveau premier ministre français pourrait passer pour un homme timide à première vue. Jean-Marie Biette, le directeur de Ouest France Loire Atlantique, a dressé le portrait de cet homme de conviction dans un livre, Ayrault, l’inconnu de Matignon aux éditions l’Archipel, ouvrage qui sortira le 3 octobre 2012.

Dans ce livre, on y découvre la grande admiration de François Hollande pour cet homme discret mais fort de ses convictions et de son sang-froid. L’ancien président français Nicolas Sarkozy le voyait plutôt comme un militant de l’opposition, qui n’a pas la souplesse verbale et relationnelle qu’on attendrait d’un homme de son rang. Le jeune Ayrault était devenu maire de Saint-Herblain à l’âge de 27 ans, contre toute attente. Il est fan des San Antonio, John Le Carré ou des romans historiques. A la mairie de Nantes depuis plus de 23 ans, il contrôle sa municipalité d’une main de fer, ses opposants parlant même d’un “système Ayrault”.

Un livre à lire pour tous les mordus de politique.

Source: Ouest France

mercredi 12 septembre 2012

L’immobilier est en baisse, 5000 postes vont disparaitre en 2012

TF1 rapporte une forte baisse de l’activité économique sur le marché de l’immobilier.

Selon Jean-François Buet, président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim), identifie plusieurs facteurs qui ont provoqué cette baisse de régime:

  • La situation économique globale qui préoccupé les consommateurs
  • La fin du prêt à taux zéro dans l’ancien, qui ne permet plus aux primo-accédants d’acheter un logement
  • La fiscalité des plus-values qui devient presque confiscatoire
  • Une politique plus sécuritaire des banques

Son avis sur l’immobilier est plus que pertinent, mais cette décélération économique signe l’arrivée en France d’une crise qui avait su épargner certains secteurs économiques français. En même temps, c’est à se demander si la crise est dû à un enrayage économique, ou simplement à une fuite d’argent incontrôlée vers un nouvel Eden économique.

mercredi 29 août 2012

AZF, le coup de bluff

Selon un article du Figaro, AZF n’aurait pas explosé suite à une concentration d’engrais chimique non-contrôlée, mais plutôt suite à une fuite de carburant pour fusée qui aurait provoqué le réveil de deux bombes dormantes!

Ce serait 10 tonnes d’ergol auraient fuité de la Société nationale des poudres et explosifs, établissement voisin d’AZF. Ce carburant aurait provoqué une déflagration du sol qui a provoqué le déclenchement d’une bombe enfouie sous l’usine AZF depuis la seconde guerre mondiale, et c’est cette bombe qui aurait soufflé la ville de Toulouse en septembre 2001, 10 jours après les attentats du 11 septembre 2001 orchestrés par l’administration Bush.

 

Lire l’article: La thèse officielle d'AZF remise en cause

mardi 24 juillet 2012

AMF : vigilance contre des sites proposant des placements à risques

L'Autorité des marchés financiers (AMF) recommande de ne pas donner suite aux propositions de certains sites internet qui proposent au public des investissements à haut rendement sans y avoir été habilités. Il s'agit de :

L'AMF recommande aux particuliers de ne pas répondre aux sollicitations de ces sociétés et rappelle aux particuliers qu'il est important de vérifier que l'intermédiaire qui les sollicite figure bien sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France ou sur la liste des conseillers en investissements financiers.

Source: Le Particulier

Le PDG de Lenovo offre ses 3 millions de bonus à ses salariés

Yang Yuanqing, le PDG de Lenovo, entreprise chinoise d'informatique, a décidé de distribuer ses 3 millions de dollars à ses employés.

Sitôt son bonus annoncé, le PDG a donc décidé de signer 10.000 chèques de 300 dollars, soit environ un mois de salaire dans les usines chinoises.

Source: L’Express

Pierre Falcone trace le bilan de l’Angolagate


La justice française a tranché: Pierre Falcone est libre, l'Angolagate n'avait pas lieu d'être, et ses peines pour abus de biens sociaux ont été purgées. Libéré de la tourmente politique de l'Angolagate, Pierre Falcone a rendu visite au président angolais José Eduardo Dos Santos pour s'entretenir sur les conclusions de ce procès:

"Il ne pouvait pas y avoir  de trafic d'armes, pour la simple et bonne raison que les armes ne provenaient pas de France, et qu'elles n'étaient pas non plus destinées à la France et qu’enfin la gouvernement Angolais légitime en était le destinataire. A la lumière des textes règlementaires du producteur d'armes et du receveur, dans le cas présent l'Angola, cette vente a été considérée comme légale. Pour cette raison, la loi française ne pouvait s'appliquer."

Source: Dailymotion

Brendan Mullan, dir créa chiez Brioni

Acquise par le groupe PPR en début d'année, la marque italienne annonce la nomination de son nouveau directeur de création.

C'est Brendan Mullane qui va assumer la responsabilité de la création et du développement de l'intégralité de la gamme de produits proposés par Brioni.

Le créateur d'origine britannique, qui a occupé différents postes dans le design de prêt-à-porter masculin -Hermès, Louis Vuitton, Burberry, Alexander McQueen et dernièrement Givenchy-saura, on l'espère, reconquérir la clientèle de James Bond, qui historiquement habillé par Brioni, vient de lui faire faux bond dans un des derniers épisodes de la célèbre saga.

Source: Les Echos

lundi 23 juillet 2012

Jusqu'à 25.500 milliards d'euros cachés dans les paradis fiscaux? - L'Expansion

Les actifs financiers détenus par des particuliers et dissimulés dans des paradis fiscaux atteindraient jusqu'à 25.500 milliards d'euros, selon une étude Tax Justice Network. Soit un manque à gagner de 225 milliards d'euros pour les Etats.

Source: L’express

lundi 11 juin 2012

SOMDIAA soutient l'agriculture sur le continent africain


Un communiqué récemment repris par le site Jeune Afrique annonce que SOMDIAA va investir plus de 300 millions d’euros dans l’agriculture en Afrique. Ce groupe français implanté en Afrique depuis des années compte parmi les acteurs majeurs de l’agro-alimentaire sur le continent. Spécialisé dans l’agriculture (sucre, farine) mais aussi l’aviculture et les produits dédiés à l’alimentation des animaux d’élevage, SOMDIAA est présente dans de nombreux pays d’Afrique Centrale.

SOMDIAA va moderniser ses infrastructures sucrières


Entre 2012 et 2017, SOMDIAA prévoit donc d’accélérer sa croissance en investissant de façon massive dans ses activités sucrières. Désormais présente en Côte d’Ivoire, au Gabon et en Centrafrique après avoir fusionné avec Castel en 2011, SOMDIAA renforce donc sa positionsur le marché du sucre qui connait une forte  croissance. Cette croissance s’accompagne aussi d’un projet unique en son genre dans cette industrie en Afrique : l’installation d’un procédé permettant de récupérer le surplus d’énergie produit dans les usines du groupe pour le réacheminer vers le réseau électrique local.

Alexandre Vilgrain, le président du groupe, souligne que la démarche de la société a plusieurs buts. D’une part, affirmer la position de la société  en tant acteur majeur du secteur en augmentant sa part de marché. D’autre part, soutenir la filière agricole dans la région et aider les pays d’Afrique à devenir autonomes d’un point de vue alimentaire.  Cet engagement qui allie croissance d’une société privée et développement de tout un secteur prouve qu’il est possible d’investir en vue de satisfaire des objectifs économiques, tout en redynamisant une industrie qui doit satisfaire des consommateurs plus nombreux jour après jour.

L’exemple de SOMDIAA vient rappeler une réalité qui concerne aujourd’hui tous les pays du continent : il est nécessaire de mieux utiliser les ressources agricoles africaines. Car si le potentiel est là, la demande se fait grandissante et la mise en place d’infrastructures adaptées pour mener une exploitation raisonnée des ressources est encore loin d’être achevée. 

vendredi 1 juin 2012

L'africanisation de Qatar National Bank


En six ans, le groupe bancaire qatari s'est solidement implanté dans le nord de l'Afrique, mais aussi au Soudan et au Soudan du Sud.
Bras bancaire du fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA), Qatar National Bank (QNB) ne compte pas se priver de la croissance nord-africaine. Fondé en 1964, l'établissement a élaboré en 2005 une ambitieuse stratégie internationale. Dès l'année suivante, il s'invite en Afrique du Nord avec l'ouverture d'une représentation à Tripoli, en Libye. Devenu un important actionnaire du jordanien Housing Bank for Trade and Finance, il est présent en Algérie par son intermédiaire. En 2008, QNB acquiert la moitié de la Banque tuniso-qatarie et ouvre à Khartoum QNB Al Islami, sa première filiale de finance islamique à l'étranger.

Frénésie d'implantation africaine


La crise freine un temps ses grandes manoeuvres, relancées en 2010 avec l'ouverture d'une agence en Mauritanie. En avril dernier, l'acquisition de 49 % de la Banque de commerce et de développement, en Libye, lui fournit une arme de choc pour tirer bénéfice de la prometteuse croissance du pays. En Afrique subsaharienne, le groupe ne laisse pas passer l'occasion que lui offre la création du Soudan du Sud en juillet 2011 et devient, à peine quatre mois plus tard, la première banque étrangère à s'y implanter.

mardi 17 avril 2012

Carlyle arrive en Afrique


L’un des fonds d’investissements privés les plus puissants au monde débarque en Afrique. Avec un portefeuille de plus de 147 milliards de dollars, Carlyle évoluera sur le continent noir en VIP, avec la Banque Africaine de Développement en éclaireur.
En s’associant avec l’américain Carlyle dans un fonds subsaharien, la Banque Africaine de Développement (BAD) affiche sans complexe sa nouvelle marque de fabrique : la rentabilité, quitte à prendre quelques risques avec un partenaire qui affiche régulièrement des retours sur investissements à deux chiffres grâce à une stratégie d’investissements à court terme.

Un investissement de 50 millions de dollars

Pour le moment, il s’agit d’un investissement de 50 millions de dollars, effectué avec toutes les approbations nécessaires, tient-on à rappeler de source autorisée. «Le fonds Carlyle permettra d’équilibrer notre portefeuille d’actions pour nous permettre de faire des investissements supplémentaires dans les segments des marchés les plus risqués», indique Tim Turner, directeur des opérations du secteur privé ; En clair, la Banque prendra plus de risques dans ce compartiment réputé volatile pour équilibrer son portefeuille. Côté Carlyle, c’est motus et bouche cousue. Contacté par nos soins, le bureau parisien du Groupe se perd en excuses. «Nous ne sommes pas habiletés à communiquer, nous ne pouvons vous fournir des noms», s’étrangle notre interlocutrice, peu préparée aux sollicitations des médias.
Certains spécialistes, tout en partageant l’optimisme des officiels de la banque panafricaine par rapport à Carlyle, se replongent dans le passé de ce fonds dont l’histoire rappelle la grande Amérique du «full risks, no limits». Né en 1987 par la revente de dettes de compagnies pauvres d’Alaska à des entreprises florissantes, et qui évolue depuis dans des secteurs divers dont l’armement, et qui porte encore aujourd’hui l’empreinte indélébile de l’un de ses directeurs, ancien directeur adjoint de la CIA. Il s’agit de Frank Carlucci, qui jouera un rôle considérable dans l’acquisition d’United Defense, fournisseur d’armements, qui est à l’armée américaine ce que le groupe Dassault est à sa consœur française. Carlyle et Dassaut se livreront d’ailleurs un combat acharné pour le contrôle du quotidien français, le Figaro, remporté par l’américain. Trois ans plus tard, le journal est revendu au groupe Dassault sans mettre fin à l’intérêt de Carlyle pour les leaders d’opinion. Carlyle gère plusieurs titres à travers des holdings et des fonds, s’assurant au passage un certain répit par rapport aux adeptes de la théorie du complot.

lundi 12 mars 2012

L'or placement viable en période de crise ?

Laurent Mathiot, PDG de AurAriA s'interroge dans "Commerce international" sur le rôle de l'or et son importance dans l'économie mondiale.

L'or serait t'il à la mode?


Alors que la tendance prônée par les banques centrales est à l'achat, le cours de l'or n'a cessé de grimper ces dix dernières années (remémorons nous la hausse de 13 % en 2011). La London Bullion Market Association prévoit pour 2012 une performance à +12% et un cours à 2000 dollars (1525 euros) l'once. Prévisions confirmées, après le mois de janvier, le taux constaté était déjà à 8.30%.

L'or est -il surévalué ?


Laurent Mathiot, Pdg de AurAriA, courtier en or sur internet, base son analyse sur les données historiques:
En étudiant le prix de l’or dans une perspective historique depuis 1971 (l’année de l’arrêt de la convertibilité dollar-or) et en ajustant les données de l’inflation, on constate qu’en 1980 (record historique), l’once a atteint 850 dollars (648 euros) l’once, ce qui correspondrait aujourd’hui à un cours de 2 500 dollars (1 906 euros) environ: soit un potentiel d’appréciation de l’or de +45% par rapport au cours actuel de 1 700 dollars (1 296 euros)!
L'or, au même titre que le pétrole et l’immobilier est considéré comme une valeur "refuge" particulièrement appréciée en ces périodes d'instabilité financière. L'or demeure un investissement fiable, rentable et encore accessible.

La nouvelle ruée vers l'or


Certains spécialistes comme M. Mathiot proposent désormais des moyens simples d'acquisition d'or pour les particulier. Le site AurAriA est un service parmis tant d'autres qui permet aux internautes de réaliser eux même leurs placements en achetant de l'or en ligne. Il est possible d'acheter chez Auraria différents produits comme:

LINGOTS:

  • Pamp : 1g 2g 2,5g 5g 
  • Crédit Suisse : 10g 20g 31,1g 
  • UBS : 50g 100g 
  • Argor-Heraeus : 250g 311g 
  • Valcambi : 500g 1kg 


PIÈCES

  • Krugerrand
  • Eagle 
  • Buffalo 
  • Britania 
  • Maple Leaf 
  • Gold Rose 
  • Philarmonik 
  • Panda 
  • Kangaroo 
  • Year of the Dragon 
  • Mexican Libertad

vendredi 9 mars 2012

La mine du massif du Koniambo fait appel à des métropolitains.

Koniambo Nickel, entreprise d'extraction de nickel en Nouvelle Calédonie (province nord) vient de lancer un plan de recrutement inédit, le slogan de cette opération : « Besoin de changer de vie en 2012 ? ».

L'entreprise cherche en effet à recruter en métropole des centaines d'employés pour le chantier de la mine du Koniambo, changement d' air garanti à 17 000 km de la métropole.
Il s' agirait de contrats de trois à quatre ans sur place.

La société minière veut attirer techniciens, ingénieurs de la métropole dans le massif du Koniambo où se trouve l’un des plus grands gisements à haute teneur en nickel au monde. À cet endroit, la Société minière du Sud Pacifique (51 %) et Xstrata Nickel (49 %) ont constitué Koniambo Nickel SAS et investi quelque 3,8 milliards de dollars US dans ce projet pharaonique qui a mobilisé 5 700 personnes sur le chantier.


Il doit générer des retombées économiques directes de 1,3 milliards de dollars et plus de 750 emplois directs sur place pour une production annuelle de l’ordre de 60 000 tonnes de nickel à l’horizon 2014.

mardi 12 octobre 2010

Pauvreté objective ou subjective ?


L’INSEE a publié récemment des chiffres qui montrent que 13% des Français sont pauvres, soit 7.8 millions de personnes. Des commentateurs se sont demandé, pour s’en indigner, comment un pays aussi riche que le notre pouvait avoir encore autant de pauvres au sein de sa population.
            La réponse est assez simple : l’indicateur de pauvreté utilisé par l’INSEE, est essentiellement un indicateur d’inégalité. Sont considérées comme pauvres les personnes dont le revenu est inférieur à 60% de la valeur médiane des revenus, conformément à la norme habituellement utilisée en Europe.
            Avec une telle méthode, si le revenu réel de tous double, le nombre de pauvres ne change pas. Le fait que le pays soit très riche ou très pauvre n’a pas d’impact en soi sur la proportion de pauvres. Un pays où tous les habitants auraient un revenu de 1 euro par mois n’aurait aucun pauvre.
            Une telle mesure n’est pourtant pas illogique : une personne qui a un revenu deux fois plus faible que la médiane ne peut pas se payer une partie de ce que la plupart des gens se payent et donc se sent pauvre. On peut parler de pauvreté subjective.
[lire la suite de l'article ]

vendredi 1 octobre 2010

guerre
La guerre des Olivier Bazin

Sur le Web, ce qui est rigolo, c'est quand on a des homonymes. Du coup, lorsque l'on tape son propre nom sur Google, on tombe sur pleins d'autres personnes avec des professions carrément différentes qui portent notre nom. Bien sûr, pour nous, c'est juste rigolo, mais pour les gens qui ne nous connaissent pas ou peu, ça peut être un peu déroutant.

Par exemple, j'ai un Olivier Bazin qui est "blogueur/développeur chez moi". Bon, libre à ce monsieur de faire ce qu'il veut de se vie, mais quand c'est moi, le professionnel en gestion de patrimoine, que les gens cherchent sur les moteurs de recherche, et qu'ils tombent sur ce profil de "branleur" '(pardonnez-moi l'expression), je vous le dis, ça entache à l'image de mon business.

En même temps, que faire contre un homonyme? Le mec n'a pas plus choisi son nom que moi, et comme moi, il ne va pas le changer du jour au lendemain pour faire plaisir à un autre. Comment faire alors?

Et bien j'ai décidé de partir dans une guerre contre tous les Olivier Bazin en ligne, et il y en a pleins. Si vous cherchez, vous voyez des Olivier Bazin photographe, des Olivier Bazin footballeur, des Olivier Bazin community manager à Facebook... Y'en a trop, et je vais chercher un moyen de réduire tout ça.

Oliviers Bazins, préparez-vous, l'heure de la guerre a sonné!

Signé: the real Olivier Bazin